D’où me vient ce lien aux plantes ?
Petite fille et fille d’herboristes, je côtoie depuis l’enfance la présence des végétaux et de leurs métamorphoses diverses.
« La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers. »
Correspondances Charles Baudelaire
En me liant naïvement à la spagyrie, je n’avais aucune conscience de ce qui m’attendait.
Je plongeais depuis un moment déjà, depuis des millénaires en ces antres d’athanor …
Mes dessins les appelaient …
L’alchimiste, peint il y a des années m’y conviait …
C’est ici que se dépose l’Intime …
La traversée du désert , marée profonde de la transmutation.
La rose m’est plante-guide dans cette traversée du miroir.
Elle n’a de cesse de m’enseigner.
Je la pensais pleine d’épines et en prenant le temps de la rencontre intime ce week-end, après des jours et des jours de pluie, je l’ai vue rebourgeonner, m’en suis approchée, l’ai caressée et surprise, me suis rendue compte que ses branches étaient vierges de toute épine, seul l’envers des feuilles arborait, à leur naissance de toutes petites épines.
J’ai souri de moi-même.
Le retournement s’opère et je vais à présent ma propre présence.